Présentation de la Fédération de Recherche et d’Animation (FRA) BioArchéologie
Périmètre et objectifs
Gouvernance et organigramme
Présentation PowerPoint
Périmètre et objectifs
La bioarchéologie porte sur l’étude des vestiges végétaux (archéobotanique) et animaux (archéozoologie) du passé en contextes archéologique et naturel. Entre Nature et Culture, à la croisée des sciences biologiques et archéologiques, la bioarchéologie est un champ de recherche par essence interdisciplinaire et intégratif.
La FRA “Bioarchéologie – Faire de l’histoire du vivant une force de l’avenir” a pour objectif de renforcer le réseau existant des spécialistes s’intéressant à la connaissance de l’histoire du vivant aux échelles séculaires et millénaires (paléobiodiversité, archéo-écologie, …) ainsi qu’à celle des interactions entre les sociétés et leurs environnements (exploitation des ressources, pratiques, etc.). Elle tient aussi à œuvrer pour consolider ou créer du lien avec d’autres disciplines et ainsi ouvrir de nouvelles perspectives de recherche. La FRA s’appuiera sur les acquis du GDR BioArcheoDat (2014-2025) et regroupera plus de 320 scientifiques principalement d’établissements publics, 27 UMR et une UAR sous les tutelles du CNRS, du MNHN, de l’Inrap et des universités. Capable d’inventorier les pratiques et la biodiversité, d’analyser la complexité des socio-écosystèmes, de produire une réflexion sur les relations des humains au monde du vivant, la bioarchéologie apporte des clés de compréhension solides et uniques sur le temps long. De fait, la FRA “Bioarchéologie – Faire de l’histoire du vivant une force de l’avenir” réunira et contribuera à structurer une capacité d’expertise unique qui consolidera les recherches françaises menées sur les différents continents, pionnières dans ce domaine. Elle positionnera la communauté comme partenaire scientifique sur la scène nationale et internationale. La FRA représentera un réel atout, sans équivalent en Europe, à même de contribuer à la compréhension de l’histoire du vivant et à la réflexion sur les enjeux liés aux changements globaux de manière active et visible.
La FRA BioArchéologie, en fédérant la communauté des bioarchéologues, contribuera à coordonner, structurer, stimuler et rendre plus visibles leurs recherches, en soutenant des actions de recherche thématiques et collaboratives. Les recherches reposent sur l’étude de vestiges bioarchéologiques et la constitution de collections et de bases de données patrimoniales, scientifiques, de référence. Si le premier volet de la démarche est bien d’observer, collecter, inventorier, ce qui est légitimé par le statut juridique des vestiges biologiques (convention de Malte 1992, loi LCAP 2016), les objectifs des actions de recherche sont doubles : i) conserver et développer les savoir-faire des disciplines (nouveaux outils, méthodes de pointe, …), ii) impulser de nouvelles réflexions interdisciplinaires et transdisciplinaires susceptibles de contribuer aux enjeux sociétaux et environnementaux.
Précisément, il s’agira de :
- s’appuyer sur l’ensemble des terrains d’étude investis par les chercheurs français sur les différents continents (et non uniquement sur le territoire national comme dans le GDR) afin de disposer d’une vision diversifiée des interactions sociétés – environnements ;
- continuer à stimuler les interactions et les échanges entre les bioarchéologues travaillant dans les divers organismes et établissements (CNRS, MNHN, Universités, Inrap, Collectivités territoriales, Opérateurs privés…) ;
- élargir la communauté des bioarchéologues à l’ensemble des spécialistes travaillant sur des restes biologiques (biogéochimistes, généticiens, chimistes, etc.) afin de documenter la diversité biologique passée sous toutes ses formes ; veiller aux aspects éthiques dans l’utilisation des restes bioarchéologiques ; veiller à la traçabilité de l’information à toutes les étapes (depuis l’analyse jusqu’à la publication) ;
- ouvrir la communauté aux chercheurs et chercheuses menant une réflexion sur l’histoire des relations entre les humains et leur environnement (histoire, sociologie, économie, philosophie, etc.) ;
- promouvoir des recherches collaboratives, y compris à l’international, portant sur les thématiques fédératives constituant le socle de nos disciplines (histoire de la biodiversité et de l’environnement, des migrations et invasions biologiques, des stratégies d’exploitation des ressources, de la domestication, de l’alimentation, des pratiques cultuelles, rituelles, technologiques, etc. ) et sur des thématiques émergentes au regard des grands défis sociétaux identifiés par nos institutions (environnement, santé, climat, biodiversité) ;
- consolider l’approche des liens passé-présent avec de nouvelles collaborations interdisciplinaires au sein même des infrastructures d’observation (ex : OHM, Zones Ateliers, OSU) et interinstitutionnelles où des partenariats sont déjà amorcés (INRAE, IRD, écoles vétérinaires, écoles d’agronomie, etc.) ;
- œuvrer pour une continuité transgénérationnelle entre étudiants, jeunes chercheurs et professionnels déjà en poste : 1) formation de spécialistes autonomes en s’appuyant sur un partenariat de laboratoire ou de compétences ; 2) renforcement de l’apprentissage pratique et de l’intégration de la bioarchéologie aux démarches de terrain et de conservation des collections et des données; 3) constitution d’un réservoir d’experts pour échanges et avis scientifiques ;
- rapprocher le scientifique du politique et le scientifique du public. Faire évoluer l’image du scientifique (enfermé dans sa tour d’ivoire, utilisant un vocabulaire abscon, s’intéressant à des réalités déconnectées de la vie quotidienne) ; mieux former les chercheurs à la communication et à la vulgarisation pour rendre plus audibles leurs résultats et leurs conclusions ;
- répondre aux questionnements utilitaristes par rapport aux approches spécialisées (à quoi sert l’archéologie : elle nous donne des racines, elle sert à nous interroger sur nos origines, à nous ancrer dans l’histoire collective, à nous faire rêver, … à imaginer des solutions pour l’avenir).
Ancrée dans une réflexion collective, la structuration opérationnelle de la FRA “Bioarchéologie – Faire de l’histoire du vivant une force de l’avenir” a été pensée en termes de thématiques de recherche et de cellules de soutien pour faire émerger des questionnements scientifiques et des propositions d’action: T1 – Ecosystèmes et héritages bioculturels, T2 – Alimentation et Santé et T3- Savoir-faire, systèmes techniques et pratiques. La FRA s’adossera à des cellules de soutien dont le nombre peut être amener à fluctuer en fonction de besoins : C1 – Data, Science ouverte : un soutien renforcé à la gestion des jeux de données en bioarchéologie (FAIRisation, bases de données collaboratives …), C2 – Formation, soutien au transfert des connaissances : une continuité dans l’harmonisation des méthodes d’analyse, des terminologies ainsi que des pratiques , C3 – Médiation, donner du sens à la science : une visibilité accrue de nos travaux au sein de la société civile et auprès des personnes élues et des dirigeants, C4 – Innovations, Intégration et interdisciplinarité, la bioarchéologie dans ses marges, C5 – Collections bioarchéologiques, préservation et conservation des biofacts, C6 – (Bio-)Archéologie préventive et programmée, pour une interaction du terrain aux protocoles d’analyses.
Gouvernance et organigramme
Financement : CNRS INEE
Co-direction de la FRA : Alexa Dufraisse (UMR 7209 BioArch) et Emmanuelle Vila (UMR 5133 ArchéOrient)
Membres du Comité exécutif (responsables de thèmes et de cellules) :
- Thème 1: Florence Mazier (UMR 5602 GEODE), Vincent Robin (UMR 7360 LIEC), Tatiana Theodoropoulou (UMR 7264 CEPAM)
- Thème 2: Stéphane Frère (Inrap, UMR 7209 BioArch), Estelle Herrscher (UMR 7269 LAMPEA) , Marie-Pierre Horard (UMR 7324 CITERES)
- Thème3 : Brice Ephrem (UMR 6566 CReAAH) , Nejma Goutas (UMRR 8068 TEMPS), Véronique Matterne (UMR 7209 BioArch)
- Cellule 1 : Rémi Berthon ( UMR 7209 BioArch), Olivier Marlet (UMR 7324 CITERES)
- Cellule 2 : Anna Baudry (Inrap, UMR 6566 CReAAH) , Lionel Gourichon (UMR 7264 CEPAM)
- Cellule 3: Charlène Bouchaud (UMR 7209 BioArch), Claire Giguet (UMR 5133 ArchéOrient)
- Cellule 4: Matthieu Le Bailly (UMR 6249 LCE), Marjan Mashkour (UMR 7209 BioArch)
- Cellule 5: Karyne Debue (UMR 7209 BioArch), Andréa Pares (Muséum départemental du Var)
- Cellule 6: Céline Bemilli (Inrap, UMR 7209 BioArch), Manon Cabanis (Inrap, UMR 6042 GEOLAB)
Membres du comité scientifique : Rose-Marie Arbogast (UMR 7044 Archimède), Emilie Blaise (UMR 5140 ASM), Olivier Blin (Inrap), Camille Daujeard (UMR 7194 HNHP), Jean-Luc Dupouey (INRAE), Nicolas Goepfert (UMR 8096 ArchAm), Caroline Hamon (UMR 8215 TRAJECTOIRES), Véronique Laroulandie (UMR 5199 PACEA), Claire Manen (UMR 5608 TRACES), Joris Peters (Tierärztlichen Fakultät in Munchen), Christine Rendu (UMR 5608 TRACES), Marguerite Ronin (UMR 7041 ArScAn), Stéphanie Thiébault (UMR 8215 TRAJECTOIRES), Jean-Denis Vigne (UMR 7209 BioArch)
Présentation PowerPoint
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Inrap (29 avril 2025). Présentation de la Fédération de Recherche et d’Animation (FRA) BioArchéologie. GDR 3644 Bioarcheodat. Consulté le 21 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13u1a
